vendredi 9 décembre 2016

LES DERNIÈRES MISES A JOUR :

- 09 décembre 2016 : Ajout d'une jolie Pin Up dans la rubrique " AFFICHES, ILLUSTRATIONS, EX-LIBRIS".

lundi 7 novembre 2016

LE JUGE tome 2 : ENCORE MEILLEUR QUE LE PREMIER !

L'article ci-dessous est paru sur le site "affairesdegars.com"

Même si le juge Renaud a été sauvagement assassiné il y a plus de 40 ans, personne n’a encore résolu son meurtre. Ce magistrat, qui se faisait appeler le Shérif, n’avait pas la langue dans sa poche. Les criminels de Lyon, son lieu d’exercice, ne lui faisaient pas peur. Bien au contraire! C’est eux qui le craignaient! Avec « Le juge : La république assassinée » publié chez Dargaud, Olivier Berlion nous raconte, en mélangeant habilement fiction et documentaire, les dernières années de la vie du juge Renaud. Après un premier tome plein de promesses sorti l’année dernière, le bédéiste nous revient avec un second opus qui prend des airs de polar.

Le juge Renaud est appelé à enquêter sur différents braquages survenus dans la région de Lyon et Strasbourg. Le problème, c’est que les cambrioleurs semblent être trop bien préparés. C’est comme s’ils avaient des complices qui travaillaient pour les institutions financières.
Durant son enquête, il finit par soupçonner les malfaiteurs d’être de mèche avec certains politiciens. Il croit même que les vols servent à garnir les caisses d’un parti politique.
À l’instar du premier épisode, Olivier Berlion nous montre également un côté plus personnel du juge. On le voit en compagnie de ses fils, discuter avec ses amis dans un café ou encore partager le lit de femmes.
Par contre, l’heure n’est pas trop à la fête. Plus le magistrat progresse dans son enquête et plus on sent l’étau se resserrer sur lui. On sait que ses jours sont maintenant comptés…

Tout comme dans le premier opus, les protagonistes sont nombreux et le récit est complexe. Il faudra peut-être (re)lire le premier tome pour bien connaitre (et se remémorer) tous les tenants et les aboutissants. De plus, le scénario regorge d’acronymes qui mélangeront probablement le lecteur québécois. Heureusement, on retrouve à la fin des notes explicatives.
L’auteur y a aussi joint un dossier contenant des photos de famille du juge Renaud prises par l’un de ses fils ainsi que des notes de bas de pages écrites par ce dernier. Si elles ne sont pas essentielles à la bonne compréhension du récit, elles permettent d’avoir un portrait plus « honnête » du juge (bien que l’auteur a déjà fait un bon travail à ce niveau).  
Ces photographies nous font d’ailleurs prendre conscience qu’Olivier Berlion a fait un superbe travail de reconstitution (personnage principal et personnages secondaires, vêtements, décors, voitures, etc.). Visuellement, ce second tome est solide et n’a rien à envier au premier. Le trait semble même un peu plus confiant et précis. Le dessin est moins ligné et plus doux.
En fait, je crois que dans l’ensemble, ce deuxième tome est supérieur au premier. Le bédéiste semble plus à l’aise avec son sujet. Il a fait un travail d’épuration des faits historiques plus grand que dans le premier album pour essayer justement de ne pas trop mélanger le lecteur.

Verdict

La lecture de ce second tome nous laisse un goût à la fois sucré et amer dans la bouche. Oui, nous passons un bon moment, mais, en même temps, nous prenons conscience que la prochaine fois que nous retrouverons le juge Renaud, ce sera déjà la fin. J’appréhende déjà la sortie du troisième et ultime album. On dirait que je n’ai vraiment pas envie de vivre la mort de ce grand magistrat…

vendredi 14 octobre 2016

LE JUGE : CROQUIS EXTRAITS DU TOME 2


C'est avec impatience que nous attendons tous la suite et fin du "Juge, la République Assassinée". Il faut dire que la série, prévue en trois tomes et dont le second titre est paru il y a seulement quelques mois, est incroyablement addictive et menée de main de maître par un Olivier Berlion au meilleur de son Art. Aussi, pour patienter, je vous propose d'admirer quelques croquis des pages du tome 2. Viendront très bientôt quelques pages encrées. Cliquez sur l'image ci-contre pour vous rendre directement sur la rubrique dédiée à la série.


mardi 4 octobre 2016

TELEMATIN

Le magazine Télématin a eu la bonne idée de parler (trop) brièvement dans sa revue de presse du 03 octobre de "L'Art du Crime" : 



mercredi 21 septembre 2016

AUJOURD'HUI EN LIBRAIRIE !

Deux bonnes raisons de vous rendre chez votre libraire aujourd'hui, avec la sortie simultanée des tomes 3 et 4 de l'excellente série "L'Art du Crime". Dans "Libertalia, la cité oubliée", Olivier Berlion et Marc Omeyer nous emmènent en Jamaïque en 1640, sur les traces d'un architecte anglais en avance sur son temps. On remonte le temps encore plus loin avec "Electra", en 146 avant Jésus Christ, dans cette passionnante histoire d'amour et de vengeance.
Je n'en dirais pas plus, à vous de découvrir ces deux nouveaux opus, qui poursuivent brillamment  cette série initiée en début d'année. Pour rappel, "L'art du crime comptera en tout neuf albums, qui se lisent indépendamment les uns des autres, tout en dévoilant de tome en tome un fil rouge parfois discret mais toujours présent, qui apportera une cohérence et un éclairage nouveau à l'ensemble.


vendredi 2 septembre 2016

L'ART DU CRIME tomes 3 & 4

Ils débarquent tous les deux le 21 septembre en librairie : "Libertalia, la cité oubliée" et "Electra", les tomes 3 et 4 de "L'ART DU CRIME", toujours co-scénarisés par Marc Omeyer, avec Pedro Mauro et Eric Lieberge au dessin.
 
Je ne sais pas vous, mais moi j'ai déjà envie d'être à la fin du mois !  
 

vendredi 19 août 2016

SUITE DE L'INTERVIEW PARUE SUR "BANDE DESSINEE INFO" : LE JUGE

Olivier Berlion (Le Juge - La République assassinée) : "J’ai découvert le combat exemplaire d’un homme au service de la vérité"

Dans les années 1970, un drame judiciaire a bouleversé l’opinion publique, il s’agit de l’assassinat mystérieux du juge François Renaud. Ce fait divers énigmatique n’est toujours pas élucidé de nos jours malgré l’audition de dizaines de témoins. Olivier Berlion a choisi de raconter l’histoire du premier magistrat tué sous la Cinquième République et il a choisi Bande Dessinée Info pour nous en apprendre plus sur cet ambitieux projet.
 
Votre passé lyonnais vous a-t-il poussé à raconter ce fait divers ?
Olivier Berlion : Oui, car j’ai vécu une grande partie de ma vie dans cette ville et ces faits ce sont déroulés au cours de mon enfance. Mais j’étais plutôt passé à côté sans vraiment approfondir le sujet. Et puis m’ont père m’a raconté, il y a quelques années, qu’il avait joué au rugby au début des années 60 avec celui qui fut déclaré « assassin présumé » du juge Renaud. Mon père l’avait perdu de vue après que celui-ci ait glissé peu à peu vers le banditisme. Il a appris sa mort, comme tout le monde en 76 au cours d’une tentative d’arrestation musclée sur laquelle de nombreux doutes planent encore. Toujours est-il qu’après cette mort, l’enquête sur la mort du juge Renaud s’est arrêtée.
Cette histoire m’a interpellé et je me suis plongé dedans. Mon choix a été de me mettre derrière le point de vue du juge et de retranscrire ses dernières années le plus justement possible.
 
 
Ce fait divers vous a marqué semble-t-il, d’où la nécessité d’en parler ?
Olivier Berlion : Ce n’est pas un fait divers. François Renaud était premier juge d’instruction à Lyon et il a été abattu dans le cadre de l’exercice de ses fonctions, bien qu’on ait toujours essayé de faire croire le contraire... Un mari jaloux, un voyou revanchard... mais ces thèses rocambolesques ne tiennent pas une minute lorsqu’on analyse les faits sérieusement.
En consultant tout ce qui avait été écrit sur cette affaire, j’ai découvert le combat exemplaire d’un homme au service de la vérité, l’essence de son métier. Et la vérité sur sa mort, elle, n’a jamais été faite. C’est une faillite judiciaire hallucinante. Maintenant les faits sont prescrits et plus personne ne peut être inquiété.
Ce qu’on pourra découvrir en lisant la reconstitution que je fais de ses dernières années jusqu’à son assassinat, c’est que ce qu’il cherchait à élucider était un tabou absolu, à savoir que peut-être des hommes proches du pouvoir étaient en collusion avec des braqueurs de banques, pour financer des campagnes électorales. On ne saura jamais s’il avait raison, mais le doute persiste malgré toutes les tentatives, depuis, pour tenter de justifier sa mort en mettant en cause sa vie privée, son côté provocateur, etc...
Ne fut-il pas difficile de rendre ce personnage bien réel comme un personnage de BD à part entière ?
Olivier Berlion : Le juge est déjà un héros de BD par son caractère et les valeurs qu’il défend. Il a un passé très intéressant et il ne possède pas l’image d’un juge telle qu’on l’entend. C’est un homme qui aime la vie et les femmes et son passé de résistant de la première heure lui confère une dimension héroïque indiscutable. Mais ce qui fait de lui un personnage unique c’est son courage face au milieu et sa recherche de la vérité quoi qu’il arrive. Enfin, même lors de son meurtre, il fait preuve d’une témérité à tout épreuve qui prouve qu’il est un sacré bonhomme.
 
Ce fait divers étant un peu daté, n’avez-vous pas eu peur que le public ne sois pas au rendez-vous ?
Olivier Berlion : Je ne me pose pas la question, pour être honnête, l’important à mes yeux est d’être sincère lorsqu’on parle d’un sujet. Pour cette série je me suis énormément documenté, j’ai mangé et dormi avec le juge afin que mon intrique soit la plus aboutie possible.
 
Avez-vous beaucoup travaillé avec le fils du juge Renaud pour réaliser cette série ?
Olivier Berlion : Ma collaboration avec lui fut assez courte car je voulais faire mon œuvre et ne pas retranscrire le point de vue du fils sur la mort de son père. J’ai choisi de le contacter pour l’avertir de mon souhait de faire un album sur son père. Il est le seul de l’entourage du juge que j’ai contacté, ma démarche l’a touché. Il a pu apporter des anecdotes intimes, mais il n’est pas intervenu sur la structure de l’histoire. D’ailleurs, il m’a confié qu’après avoir lu l’album, il avait retrouvé le père qu’il avait connu, ce qui est pour moi une réussite.
 
Le fait de choisir de centrer l’histoire sur l’homme et non sur le personnage permet-il d’aborder l’histoire différemment ?
Olivier Berlion : J’ai perçu à travers mes recherches de documentation que c’était un mec bien, et j’avais envie de faire un travail de réhabilitation pour ceux qui l’ont connu et aimé. Une de mes motivations, c’est ma perception de l’histoire sur cette affaire. Et comme l’histoire n’a pas retenu la même chose, il me fallait en parler.
Le second challenge était de ne pas commettre d’erreur chronologique, même pour les parties romancées. J’ai tenu à ce que ce soit crédible. Les retours des personnes ayant bien connu l’affaire sont bons, ce qui apporte de la crédibilité à mon travail sur ce scandale judiciaire.